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Remblaiement
Un mètre-cube de terre remuée
occupe plus de volume que la terre tassée (phénomène
de foisonnement), ce qui implique de majorer l’épaisseur
de remblai pour tenir compte du tassement qui peut
s’effectuer durant de nombreuses années.
Toute construction postérieure au
remblaiement devra reposer sur le sol ferme, ce qui
implique parfois de creuser profondément pour établir
une semelle de fondation, même pour une construction «
légère » comme une véranda... L’aménagement
d’une terrasse sur un remblai quelque peu épais devra
être considéré comme provisoire (dalles sur sable ou
gravier et non pas dalle bétonnée). L’utilisation
d’un engin à chenilles est préférable pour
faciliter la stabilisation. Selon la nature et l’épaisseur
du remblai la stabilisation peut prendre de un à dix
ans.
Le remblaiement commence
par le décapage de la terre végétale, si ce n’est déjà
fait, suivi de la réalisation des tranchées et la pose
des regards, fosses... La terre stérile est ensuite répartie
suivant la forme à donner au terrain. Si le terrain est
humide, le moment est venu de poser les drains puis la
bonne terre est étalée sur une couche d’au moins 15
à 20 cm pour le gazon (mais jusqu’à 80 cm pour un
arbre). La pente à donner doit être suffisante pour
faciliter le ruissellement de l’eau de pluie mais ne
pas dépasser 50 % si un engazonnement est prévu.
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